Working Blues vs Baby Blues

On parle souvent du baby blues mais il est rare qu’on aborde le sujet du working blues. Tu sais, ce malaise que tu ressens quand du jour au lendemain, tu arrêtes de travailler.

Le Working Blues

Peut-être que tu as versé une larme en quittant ton bureau en pensant que tu n’y retournerais que plusieurs mois plus tard. Peut-être qu’à l’inverse tu as sauté de joie et célébré en t’empifrant de sushis et de shooters de Tequila… ah non, c’est vrai, tu es encore enceinte.

Tu te sens démolie de penser qu’à ton travail, ils sauront se débrouiller sans toi. Toi qui pensais être indispensable et irremplaçable. Que vas-tu faire de ton temps libre? Est-ce que tes collègues vont t’oublier?

Est-ce que tu vas retrouver les mêmes tâches qu’avant à ton retour ou bien tout aura changé? Un an, ça te paraît une éternité, surtout si tu travailles dans une entreprise en croissance ou dans une PME.

Ça peut sembler absurde pour les gens qui ne se sentent pas impliqués dans leur emploi, mais ça m’a fait très étrange d’arrêter de travailler du jour au lendemain. Les deux premières semaines, je me sentais en vacances, ou plutôt en congé d’invalidité, grosse comme une baleine échouée qui ne bouge pas fort-fort.

Les premiers jours, je m’emmerdais. Alors oui, je me suis informée sur ce qui se passait au boulot, pas mal tous les jours (ok, plusieurs fois par jour). Papa workaholic m’encourageait fortement à “décrocher”, mais si tu es workaholic toi aussi, tu sais que ça ne se fait pas en criant ciseaux. Lui-même est au courant, mais comme on dit : “Faites ce que je dis, pas ce que je fais”.

J’étais contente de me reposer, mais je m’ennuyais de mon travail, je me sentais un peu seule. Je suis habituée de rencontrer constamment de nouvelles personnes et d’interagir avec une foule de gens au quotidien. J’ai même fini par donner une personnalité aux futurs toutous de mon enfant en les faisant parler pour me désennuyer quand j’étais seule à la maison (j’étais rendue là!).

Je me suis rapidement rendue compte que la majorité de mes passes-temps étaient liés au travail. Grosse remise en question. Ça y est, le Working Blues est arrivé.

Ton working blues n’est pas encore digéré que l’IMPENSABLE se produit… tes contractions arrivent (ou ta perte des eaux, ça dépend de ton corps). Là tu te dis que ça y est, ta vie a un sens, tu vas donner naissance à ton enfant.

Le Baby Blues

Ton enfant est né, tu es exténuée mais heureuse sans bon sens. Ça va bien, tu es à l’hôpital et les infirmières s’occupent de toi et de ton bébé. Joie! On te dit que c’est l’heure de retourner à la maison.

Gros retour à la réalité. Tu retournes à la maison, mais ce n’est pas ta vie d’avant. Oh que non. Dormir la première semaine de vie de ton bébé te semble impossible. Tu manques de sommeil, tu deviens pleurnicharde et émotive tandis que ton copain devient impatient.

Tu capotes parce que tu penses que plus jamais tu ne dormiras.

Tu as mal partout suite à ton accouchement et l’allaitement te semble tellement compliqué. Tu te demandes si t’as eu ta montée de lait. Le jour de ta montée de lait, tu ne te poses pas la question, tu te sens comme Pamela Anderson qui sort de sa deuxième chirurgie, mais en moins sexy, avec ton ventre en jello.

Tu capotes parce que tu ne reconnais plus ton corps. Ton chum capote parce que tu as les seins de Pamela Anderson.

Tu as terriblement envie de voir du monde, mais en même temps tu ne veux pas que personne ne te voit dans cet état.

Tu as l’impression que ton glow de femme enceinte est parti en même temps que ton placenta.

Personnellement, ce que j’ai trouvé le plus difficile suite à la naissance de mon bébé, c’était de ne plus utiliser ma tête ni mon corps. Je ne pouvais pas encore recommencer le sport et je n’avais plus aucune raison d’être challengée intellectuellement. Bref, je me sentais un peu vide.

Ça a duré près de deux semaines et tout s’est replacé, j’ai retrouvé mes passes-temps préférés pendant les siestes du petit, puis bébé a commencé à faire ses nuits vers 3 semaines. Quel miracle!

Finalement, l’important c’est de se rappeler que peu importe le type de “blues” qu’on vit, il est temporaire. Comme dans n’importe quelle situation, il y a de mauvaises passes. C’est grâce aux moins bons moments qu’on peut davantage apprécier ceux qui sont merveilleux!

 

 

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